Entretiens/Littérature/Philosophie

Entretien avec Alexis Anne-Braun : « Enseigner la philosophie est une expérience d’enseignement radicale »

Alexis Anne-Braun © Roman Kané

Alexis Anne-Braun est écrivain et philosophie. Enseignant TZR dans l’Académie de Strasbourg et chargé de cours à l’Université de Strasbourg et à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, il est docteur en philosophie et est notamment l’auteur de Le monde en projets. Une lecture de la théorie des symboles de Nelson Goodman (Presses Sorbonne Université, 2018) et de L’approximation des choses (Fayard, 2018). En janvier 2020, il publie son premier roman intitulé Ce qu’il aurait fallu dire chez Fayard, dans lequel il fait le récit de Victor, jeune professeur de philosophie qui débarque dans le Lycée de Friville-Escarbotin en début de carrière, découvrant le cœur du métier d’enseignant dans le secondaire, mais aussi le rapport souvent complexe avec les élèves, avec la solitude, avec de nouveaux lieux et de nouveaux paysages. Un roman qui ne nous lâche pas, que l’on ait ou non connu cette même situation, tant le parcours de Victor nous intrigue et nous interroge. Un premier roman qui fut l’occasion de cette rencontre avec l’auteur (et néanmoins collègue) autour du travail d’écriture, du non-héroïsme volontaire de Victor, de l’enseignement en France et de la figure de l’éloignement.


Vous avez choisi lautofiction, plutôt que le récit ou même encore lanalyse sociologique. Quest-ce qui a motivé votre choix ? Pensez-vous que le roman, et à plus large sens, la littérature, permet de mieux dire les choses que la forme plutôt scientifique ou académique de l’essai ?

« Ce qu’il aurait fallu dire », Alexis Anne-Braun (Fayard, 2020)

Alexis Anne-Braun : J’avais commencé à écrire le livre sous la forme d’un journal à la première personne du singulier. Cela me permettait d’être au plus proche de ce que je vivais. En même temps je me rendais compte que je voulais dire des choses que je n’avais pas forcément éprouvées. S’est donc imposé l’idée de distinguer le narrateur et le personnage de Victor (le personnage principal, ndlr). D’où le passage à la troisième personne du singulier. Je parvenais de plus en plus à mettre des discours dans la voix de Victor avec lesquels je n’étais pas toujours d’accord moi-même en tant qu’auteur, de lui faire vivre des choses que je n’avais pas tout à fait vécues. Les réflexions que j’ai pu avoir sur ces années en Picardie ont beaucoup évolué le temps de l’écriture et en convoquant la forme d’un récit en troisième personne, je pouvais davantage rendre compte de ces modulations.

La forme de l’autofiction s’est trouvée après plusieurs tentatives, en passant donc du journal très autobiographique à un récit fictionnalisé à partir des événements que j’avais vécus moi-même pendant ces années en Picardie. J’ai bien sûr beaucoup réfléchi sur la forme narrative, sur l’usage de la troisième personne, sur la contamination réciproque du récit de soi et de la fiction. Cela rend, à mon sens, le récit moins romanesque sans verser pour autant dans l’auto-analyse. Cette forme me permettait aussi de ne pas rechercher l’exhaustivité (comme on le fait parfois dans le journal).  Il se passe évidemment beaucoup plus de choses dans une année que ce que j’en dis dans le roman.  Enfin, je donne ainsi plus de place aux autres personnages en abandonnant le « je ». Même si ces personnages vivent à travers le regard de Victor, en particulier le personnage de Georges, je voulais qu’ils conservent une voix indépendante de celle de la narration. L’autofiction m’évitait de centraliser toute la narration sur un personnage qui aurait été à la fois l’auteur, le narrateur et le protagoniste.

Quant à ma préférence pour la forme romanesque plutôt que scientifique, cela vient de mon parcours. A côté de mon travail d’écriture je suis enseignant. J’ai fait de la recherche universitaire pendant plusieurs années (et je continue à en faire), je suis donc assez familier de la forme académique. Jusqu’à présent, j’ai toujours essayé de maintenir séparé ces deux modes d’écriture, afin d’éviter que l’un parasite l’autre. Cela m’évite d’être trop littéraire quand j’écris pour de la recherche et trop analytique quand j’écris ce genre de livre, même s’il y a des contaminations que je ne maitrise pas. Sans doute beaucoup de lecteurs vont trouver que ce roman est assez philosophique par endroits, ou nourri de réflexions qui prennent le pas sur la fiction. Pourtant, j’aime beaucoup ce que la fiction apporte à la pensée : lorsqu’elle est mise en scène dans des descriptions de paysages, de caractères. Elle prend, je trouve, une dimension plus concrète. Dans ce livre, ce sont surtout des réflexions sur le langage et le paysage. D’ailleurs, le personnage principal est enseignant de philosophie et il aborde avec ses élèves les différentes notions du programme de Terminale. La fictionnalisation de ces moments de pensée rend ces réflexions plus concrètes. Comment appliquer les préceptes du stoïcisme lorsque la vie est si mal commencée par exemple ?

Le livre est écrit à partir dun regret, porté par lusage du conditionnel passé à la forme indirecte dans le titre. En pensant au travail d’Annie Ernaux, est-ce que l’écriture est, d’une certaine manière, une façon de réparer quelque chose ?

Tout à fait. La réparation est un ressort de la littérature. Le moment de l’écriture est toujours un retour sur le vécu. Même dans une pure fiction, l’écriture permet de revenir sur ce qui a été, pour l’édulcorer, pour l’amender, ou encore pour sauver quelque chose qui n’a pas pu être sauvé. Dans ce livre, il s’agissait de faire quelque chose de cette année où j’avais eu tant de mal à faire entendre un discours philosophique.

Je ne sais pas si un jour les élèves que j’ai eu liront ce livre, je ne peux pas dire qu’il s’adresse à eux. Ce serait un mensonge. Je l’aurais écrit différemment alors. J’aurais essayé de faire de Victor un personnage plus sympathique. J’aurais essayé de le racheter à leurs yeux. Une chose est sûre, l’écriture m’a permis de faire un retour sur ma pratique d’enseignant. Je ne crois pas d’ailleurs que Victor ait été un mauvais enseignant. Je raconte l’histoire d’une première année d’enseignement et les premières années sont toujours difficiles. Il faut apprendre à poser sa voix, tenir ses promesses (y compris les punitions), renoncer à ses idéaux pédagogiques, se confronter à des problèmes sociaux. On est des éponges quand on a moins de trente ans.  Ce livre a été une manière de revivre différemment ces événements.

J’ai dit qu’il s’agissait de sauver quelque chose. Mais sauver quoi ? qui ? Est-ce que j’essaye de sauver le personnage que j’ai été, que je ne suis plus ? Est-ce que j’essaye d’avoir un regard un peu plus bienveillant à l’égard de ce que je n’ai pas réussi à faire ? Il y a sans doute un peu de cela. Mais il y a aussi, peut-être, la volonté de sauver quelque chose de cette France qui est souvent invisibilisée dans les médias, dans les grands récits nationaux, en tentant une histoire des vaincus. Mais tout cela est très théorique.

J’ai pris conscience qu’il y a parfois quelque chose d’inacceptable à vouloir se faire le portevoix de ceux qui n’ont pas la parole car, d’une part, ce n’est pas sûr qu’ils la demandent, et d’autre part, ce n’est pas sûr qu’on la restitue correctement, surtout quand on est un auteur. Parler pour les autres, c’est ce qu’il y de plus dur. C’est aussi cela qui traverse le personnage de Victor. Il voit bien qu’il y a une misère sociale, économique, parfois culturelle, il répète sans cesse qu’il veut sauver ces élèves d’une mort prochaine, d’un désastre biographique. Au cours du récit, il se rend compte qu’il y a quelque chose d’indécent à les voir d’emblée comme des vaincus ou des gens qui auraient perdu et donc auraient besoin d’être sauvés. Bon, s’il m’a fallu un roman pour le comprendre, ce n’est pas si mal.

Annie Ernaux en 2008. (© Renaud Monfourny / Les Inrocks)

Vous racontez lannée de Victor, jeune prof de philo agrégé qui part dans un lycée de la Somme, à Friville-Escarbotin et vous mettez en scène cet affrontement entre deux mondes, deux conceptions du monde qui semblent inconciliables mais aussi que ce mépris mutuel vient de méprises simultanées, dont la classe devient un terrain de batailles. En quoi l’échec de Victor à son échelle pourrait être symptomatique de l’échec de la société française en son ensemble, comme si elle était condamnée à ne plus pouvoir faire communauté tant les fractures et les ruptures sont franches et profondes, à l’école, dans la rue, dans les familles, dans les discours politiques, dans les journaux…etc. ?

A travers l’histoire de Victor, il y a, à coup sûr, d’autres choses qui sont en jeu, liées aux rapports entre Paris et la Province, entre les élites intellectuelles et les adolescents en régions qui n’ont accès, bien souvent, qu’à une culture scolaire, et donc une culture contraignante dont ils ne veulent pas forcément. Ce décalage est d’autant plus fort que les jeunes professeurs certifiés ou agrégés ont, eux, beaucoup investi dans la culture scolaire. Bien sûr ce récit est l’esquisse d’un drame qui est aussi celui de la Nation.

Mais je pense que cela reste le récit d’un personnage (quel que soit la proximité qu’il aurait avec ce qu’un jour j’ai été). Je ne veux pas dresser un tableau noir de la situation actuelle de l’Éducation Nationale. Tous les enseignants en début de carrière le savent : d’une classe à une autre, d’une ville à une autre, d’un établissement à un autre, les choses peuvent être radicalement différentes. C’est pourquoi je ne crois pas que ce qui est raconté puisse être généralisé à toutes les situations d’enseignements. Beaucoup d’enseignants ne vont pas se retrouver et s’identifier à l’histoire et au parcours de Victor, ni même parvenir à comprendre pourquoi Victor a échoué. Et puis, c’est vrai, qu’il y a quelque chose d’honteux à assumer ses propres limitations. Les enseignants s’expriment très peu, même avec les collègues ou les inspections académiques, sur les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs élèves.

Jai toujours limpression que tout professeur de philosophie, parce quil arrive seulement en classe de Terminale en ayant un regard particulier avec les élèves quils découvrent, possède un rapport particulier aux classes. Avez-vous aussi l’impression que le fait d’enseigner la philosophie revêt un statut particulier chez Victor dans la manière qu’il va avoir d’appréhender les lieux, les élèves, le rapport à la pratique de l’enseignement elle-même ?

Oui, je crois que c’est assez évident d’autant plus que les premières années d’un professeur de philosophie sont marquées par une extrême mobilité. La plupart sont TZR, changeant chaque année d’établissement, devant par conséquent construire de toute pièce leur réputation d’enseignant (être sévère mais juste, bien préparer les épreuves du bac etc…). Par ailleurs, nous sommes confrontés à des élèves en fin de parcours dans le secondaire, qui pensent certes encore au baccalauréat mais de plus en plus à leur orientation post-bac. Ils ne sont pas disponibles pour remettre en question leur façon d’argumenter, de rédiger ; pour découvrir une nouvelle discipline qu’ils identifient immédiatement à « du français, mais en plus dur ». La philosophie en tant que discipline scolaire est une matière difficile à saisir (pour l’élève comme pour l’enseignant). Il faut du temps pour assimiler ses pratiques, ses exercices, sa finalité, ses méthodes d’évaluation… L’étrangeté est accrue par la demande légitime des élèves de savoir ce qu’est cette nouvelle matière : même si nous avons raison, je crois, de revenir à son étymologie, à son origine Grecque, les réponses semblent toujours très insatisfaisantes pour les élèves. Et à juste titre. Il n’y a pas de philosophe qui ne se pose chaque année la question du sens de ce qu’ils font, de ce qu’est la philosophie. Mais devant eux, nous ne pouvons pas. Enseigner la philosophie est ainsi une expérience d’enseignement radicale.

Ce qui est frappant dans le roman, c’est qu’on sent que Victor semble prisonnier de l’académisme philosophique universitaire et confronté à une réalité du terrain dans l’enseignement, obligeant, à un moment ou à un autre, à confronter la philosophie à la vie pratique, matérielle.

Bien sûr, il y a différents moments dans le récit où Victor parle de la nécessité de faire l’épreuve du réel. C’est sans doute le cas de nombreuses fins de parcours universitaire, avec l’écart important entre la formation théorique et la vie professionnelle. J’ai l’impression que pour ceux qui ont suivi un cursus de philosophie et qui parviennent à devenir enseignant, il y a une forme de fidélité absolue à cette matière et une réticence également absolue à faire autre chose en classe que la philosophie telle que nous l’avons apprise, telle que nous l’avons aimée. Dans la pratique, il est difficile de faire l’expérience de cet écart, entre ce qu’on voudrait faire et ce qu’on parvient finalement à faire.

Les falaises d’Ault

C’est aussi l’une de ces matières qui souffre particulièrement de sa confrontation au monde réel. Ce qui est assez paradoxal, car les cours de mathématiques devraient être bien plus éloignés des préoccupations d’un adolescent.  Il n’empêche que le sens de cette matière est beaucoup plus clair pour eux ; et d’abord parce qu’ils en font depuis l’école élémentaire. Chez les élèves, il y a parfois un refus de questionner leur quotidien à partir du prisme philosophique. Il y a un passage dans le roman où Victor évoque l’angoisse devant la mort. En comprenant que la philosophie était un moyen d’y faire face, lui-même avait, adolescent, compris son pouvoir. Le vieux motif : philosopher c’est apprendre à mourir. Il se dit que c’est une belle façon de donner un sens à cette discipline.  Alors, il leur demande s’ils ont peur de la mort. Non répondent-ils. La mort n’est pas un problème pour eux. C’est la vie qui est un problème. C’est une manière d’illustrer cette difficile rencontre de la philosophie et de la réalité.

Dans ce rapport pratique de la philosophie à la réalité, Victor se questionne souvent sur ces territoires industriels anciennement communistes ou à gauche, aujourd’hui en grand partie séduits par les discours populistes d’extrême-droite, qui sont parsemés de rond-point. Dans quelles mesures considères-tu que le travail d’enseignant est politique et doit être d’une certaine manière engagé ?

Je crois que depuis la fondation de l’école républicaine, le métier d’enseignant est à proprement parler politique. Il l’a toujours été. Ce sont les missions politiques de l’enseignant qui ont changé. Au XIXème siècle, on apprenait aux élèves l’histoire de France, la gymnastique et la géographie. L’idée, à peine cachée, était d’en faire de bons patriotes et donc de bons soldats. On ne vit pas dans la même configuration politique qu’au sortir de la guerre de 1870 contre la Prusse, mais le métier d’enseignant a continué d’être politique. Ce qu’on entend par le terme de « politique » a cependant évolué. Je ne sais pas ce qu’il veut dire exactement. C’est une question difficile. On nous a demandé pendant longtemps de former des citoyens libres capables de penser par eux-mêmes et de voter, c’était cela la mission principale de l’école. Sauf qu’aujourd’hui, cette fonction est en crise et il y a une défiance des nouvelles générations envers le personnel politique comme envers le vote. L’école s’est en partie repliée sur une nouvelle mission :  la formation professionnelle.

Par ailleurs, on ne peut pas se retrouver devant une classe sans interroger sa position et celles des jeunes dans la société, la manière dont ils vivent certaines inégalités, la manière qu’ils ont de concevoir le bonheur ou la liberté. Il est difficile, voire impossible d’aborder ces notions (qui sont au programme), sans donner à sa parole une forme politique. Après tout, la définition de la liberté, du bonheur, de la justice sont bien des questions politiques. Bien sûr, on ne nous demande pas d’endoctriner les élèves mais de leur permettre de réfléchir à ces problèmes. Mais on ne sait pas toujours où est la limite. C’est une question que l’on se pose sans cesse.

Enfin, j’entends encore autre chose dans votre question, qui a plutôt rapport à la vocation d’enseignant. C’est vrai que le désir ou le choix d’enseigner (appelons cela comme vous voulez), n’est pas imperméable à un engagement par ailleurs politique ou militant.  Il faut rappeler que c’est un métier difficile, dans l’ensemble peu valorisé, économiquement comme socialement.  Si on n’y va pas avec un minimum d’idéalisme républicain, de foi dans la fonction publique, on abandonne rapidement.

Il y a un véritable travail de mise en scène de la géographie de Friville et ses alentours, dont on voit que l’éloignement de Paris semble à la fois désiré et regretté. Dans L’approximation des choses, on retrouve ce rapport à l’éloignement, qu’il soit géographique, culturel quelles que soit les frontières en jeu : quest-ce que produit littérairement et philosophiquement dans ton travail la figure de l’éloignement ?

« L’approximation des choses. Traversée de la Corée », Alexis Anne-Braun (Fayard/Pauvert, 2018)

Je pense que c’est quelque chose qui est intrinsèquement lié à ma pratique d’écriture car pendant longtemps je n’ai écrit que lorsque je voyageais. Je n’étais pas un « enfant écrivain », tenant un journal intime, un blog ou racontant des histoires. Seuls les voyages m’ont donné l’envie écrire : pour me rappeler ce que je voyais ou vivais. Plus tard, lorsque je voyais seul, j’écrivais pour tromper l’ennui. On s’ennuie beaucoup lorsqu’on voyage seul. On a beaucoup de temps pour soi. Le livre dont vous parlez, L’approximation des choses, est l’un de ces carnets de voyage.

Aussi, il est vrai que j’ai vécu mon année en Picardie comme une sorte de long voyage. Qu’est-ce que cela veut dire être dépaysé en Asie du Sud-Est ou à cent kilomètres de Paris ? Foncièrement la même chose : être confronté à des situations qui nous éloignent de notre confort habituel. Pourtant la Picardie n’est pas plus exotique que n’importe quelle région française (et les picards ne sont pas des bêtes curieuses). Je regretterai qu’on puisse faire ce genre de lectures. N’importe quel territoire Français, qui nous est inconnu, peut nous dépayser.

C’est bien sûr lié aussi à la littérature que j’aime, qui est une littérature des lieux plutôt que des actions : W. G. Sebald, J. Ch. Bailly, P. Michon, J. Didion. J’ai toujours eu l’impressions que les paysages et les territoires disent beaucoup de choses sur les êtres qui les traversent. Lorsque je décris les paysages, cela s’apparente à une psychologie externalisée. J’essaye de retranscrire les sentiments qu’ils produisent sur la personne qui les traverse. C’est l’inverse d’une introspection :  je projette sur les paysages les sentiments de celui qui les contemple.

Je voudrais encore revenir sur cette idée de l’éloignement. Il est certain que lorsqu’on s’éloigne géographiquement, on se retrouve en fin de compte assez proche de nous-mêmes, à penser à soi, à son enfance, aux événements qu’on a vécus jusqu’à présent et qui ont amené à ce voyage. L’écriture prend en charge ces préoccupations. Bien que ces deux textes soient de nature très différente, l’écriture y remplit une fonction assez semblable : apaiser une situation de déséquilibre.

Entretien préparé par Jonathan Daudey
Propos recueillis par Jonathan Daudey

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