Philosophie

Dieu n’existe pas

« La Création d’Adam », Michel-Ange

Je peux vous le prouver comme 2 et 2 font 4. Je n’affirme pas cela pour faire rugir les croyants, et ni pour faire rougir les athées. Je ne dirai même pas, comme le fait Nietzsche, qu’il est décédé ou que nous autres humains nous lui avons offert la mort, pour la simple et bonne raison qu’il n’a jamais existé. Je n’ai aucune animosité à propos des croyants et non plus aucune admiration pour les athées, encore moins pour les agnostiques qui sont, excusez-moi, excessivement prudents. Par ailleurs, si je puis dire de telles choses à son égard, c’est tout simplement parce que je l’ai rencontré – je conviens que ceci peut paraître pour le moins, farfelu et contradictoire ; mais, dans la mesure où certains cherchent à légitimer l’inceste en tant qu’amour, vous savez cette amour incompris… je ne vois pas de quelle façon, quelqu’un pourrait me reprocher le récit de cette divine rencontre… – mais revenons-en à nos moutons.

Je m’étais donc rendu dans le café dans lequel elle m’avait donné rendez-vous : parfois, l’amour vous tombe sur la tête, alors vous acceptez les invitations encore assommé par le choc. Mais je n’ai pas vu Elle ; j’ai découvert Lui. Nous avons beaucoup discuté et il m’a expliqué qu’il se pensait être la meilleure et la plus internationale des escroqueries : mieux que Wall Street aux Etats-Unis, plus fort que les communistes du XXème siècle ; il n’en était pas pour autant fier, et, il m’a confié qu’il s’en serait exempté volontiers. C’est une escroquerie malgré lui. Ou plutôt un malentendu. Il est plutôt désabusé par la rumeur qui a enflé et s’est malheureusement propagée. Qu’est-ce que la religion sinon une vaste rumeur ? Et puis, la naïveté des Hommes, capables de croire à une quelconque chose, dont ils n’ont rien vu, ni touché, ni senti : seul l’Idée s’est installé.  Le problème ne provient ni des Hommes qui le suivent, ni de la Science qui est venue, qui l’a vu et qui l’a vaincu.

L’explication vient de Dieu lui-même : Dieu ne croit pas en lui. Il n’a jamais cru en lui, étant donné sa nature modeste et réservée. Dieu est athée. Il n’a pas la prétention et surtout pas l’ambition des Hommes. Il se sent mal dans sa peau, il trouve le costume trop grand. Il hait les croyants et les athées car tous deux pensent à lui ; il ne cherche pas à ce qu’on parle de lui, en bien ou en mal. Il cherche la solitude. Haïr le solidaire et jouir du solitaire. Dieu aimerait mourir, l’éternité l’ennuie prodigieusement : l’éternité lui apparaît sans fin. Alors il laisse les Hommes se battre pour lui, construire des murs dans le désert. En fait, Dieu voudrait ne pas exister. Je lui ai alors proposé de l’assassiner, ce qu’il a refusé sans hésiter : personne n’aurait rien vu, rien entendu, puisque tout le monde est beaucoup plus intéressé à construire des murs dans le désert, et à chercher qui mérite le plus l’amour de Dieu, alors que c’est Dieu qui mérite l’amour. Alors certains écologistes, sous leurs faux airs d’ « athéologues » et plutôt en mal de divin, cherche à faire que l’Homme aime la Nature, cette sorte de « Dame Nature », en la préservant. Les « écologues » font, comme les hautes autorités religieuses, de la peur et de la culpabilisation de chacune des actions, leur façon de convertir de nouveaux quidams. Mais Dieu, ne se projetant jamais dans l’avenir, évacue ainsi toute idée d’ « écologisme ». Les idéologies politiques ont essayé de prendre sa place ; les philosophes aussi. En douceur. En vain.

Un athée ne doit pas être quelqu’un qui cherche à prouver l’inexistence de Dieu, et ceux qui souhaiteraient ériger quelques statues dans certains pays pour symboliser l’ « athéisme » ; ou encore, à l’exemple du populaire et dissident Michel Onfray, qui cherchent à faire naître, en faux nietzschéen, une « athéologie » : les athées vous disent « NON MERCI ! ». Pas d’étiquette, ni de communauté. Les croyants se nomment ainsi parce qu’ils ne savent pas : parce qu’ils refusent de savoir. Ils prennent les Ecritures au pied de la lettre. Mais, ce Jésus n’est qu’un Socrate en hébreu. Voilà une conception assez exagérée et radicale, je vous le donne. Mais, ma rencontre avec Dieu m’a permis d’apprendre quelque chose : il n’a jamais reconnu son fils. En revanche, ce fils a reconnu son père. Qui est Dieu ? Eh bien, c’est Jésus. Car pour donner l’identité du Divin, encore faut-il qu’il ait existé. Ainsi, prenons un point de vue croyant et partons du postulat que Jésus ait réellement existé – allez expliquer à un croyant standard que Jésus est une allégorie, qu’il est la matérialisation, par sa personne et par ses actions, d’idées morales et autres… Mais encore une fois, je m’éloigne du sujet, d’autant plus que Dieu qui s’était installé en face de moi dans ce café chic et mauvais genre, s’est levé et s’en est allé dans la rue, il monté dans un taxi et il a disparu. J’ai payé l’addition. Je suis athée.

© Jonathan Daudey

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18 réflexions sur “Dieu n’existe pas

  1. En reprenant les termes du Kybalion : « le Tout est Esprit, l’Univers est mental ». on peut affirmer que le Tout est Dieu et que Dieu est Esprit.
    Ceci dit je trouve votre exposé empreint de vérité

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  2. Bonjour, je voulais vous dire que je trouve que votre raisonnement est logique mais est fondé sur des bases qui ne le sont pas ce qui donne un résultat, à mon sens, erroné. Comme un grand nombre de philosophes, vous faites beaucoup de généralités et donc de préjugés, je pense que vous devriez commencer vos raisonnement sur des bases « absolues » ainsi il n’y aura aucune faille à votre raisonnement, il y aura alors un sens à « Je peux vous le prouver comme 2 et 2 font 4. ». Vous trouverez alors peut être une conclusion différente.

    Je serais ravi de vous faire part de mon point de vue si toute « foi » celui si vous intéresse !

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    • Je considère mon texte très litteraire comme une fable philosophique à lire dans une multiplicité de niveaux et de couches d’interprétations. En ce qui concerne cette première phrase qui crée beaucoup d’interrogations, elle est une provocation à l’encontre des preuves de l’existence de Dieu que donne Descartes – avec une certaine mauvaise foi – dans ses « Méditations métaphysiques ».

      Si vous souhaitez approfondir la discussion, n’hésitez pas à me contactez sur mon adresse mail

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  3. Les réflexions sur la possible existence de Dieu souffrent trop souvent de la même désinvolture langagière.

    Il faudrait d’abord se demander : De quel « Dieu » parle t-on ?
    Un être transcendant ? Une entité primitive ? Une équation mathématique ? etc.

    Même s’il s’agit probablement d’un mystère impossible à résoudre, il faudrait aussi réfléchir aux questions : L’univers a-t-il eu une origine (au sens radical du terme) ? Sommes-nous capable d’expliquer le passage du néant vers l’existence d’une première chose ? (peu probable).

    Et enfin, un discours humain peut-il être vrai ?

    Si les agnostiques sont « excessivement » prudents, alors les autres ont excessivement la foi dans la croyance ou l’athéisme.

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    • Derrière l’exercice de style de ce texte sont sous-entendues de nombreuses questions, tournant plutôt autour de la question de l’illusion et de l’absurde.
      Je n’ai pas ici la prétention ni les aptitudes pour répondre à ce genre de questions – pour le moment!
      Enfin, votre propos est erroné en un point majeur: « la croyance en l’athéisme » est une proposition qui ne veut rien dire, elle s’auto-annule.

      Je vous remercie pour votre lecture intéressée et intéressante de mon article, et pour vos différentes remarques!

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      • L’athéisme relève (selon moi) également de la croyance, en l’occurrence la croyance de l’inexistance de quelque Dieu que ce soit.
        En tout cas sympa le blog !

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      • L’athée va plus loin: il sait que Dieu n’existe pas, et il se fonde des valeurs ailleurs que dans la croyance religieuse.
        Merci beaucoup, en espérant les prochains écrits vous interpelleront tous autant!

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  4. Bonjour, je suis un futur religieux catholique. Je suis un peu déçu de la part d’un philosophe, que nous ayons le droit à un discours pleins d’émotions et de préjugés. J’ai du mal à percevoir des arguments rationnels dans ton article qui prouvent l’inexistence de Dieu. Moi même très rationaliste, j’attendais en lisant ton article un défi à relever pour tester ma raison. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Sinon, merci pour ton blog.

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    • Votre remarque est intéressante et pertinente. Je situe, comme Pascal, la foi, non pas du côté de la raison mais du cœur. Ainsi, « rationaliste » ou non, chercher à prouver l’existence ou l’inexistence d’un dieu par la raison me paraît une absurdité. D’où ce texte très littéraire et subjective, voire parfois absolument illogique. Mon travail a été d’avoir un « cœur intelligent » pour reprendre l’expression de Salomon, autrement dit d’être dans un émotivité intelligible. De plus, je pense que l’on peut être profondément rationaliste sans pour autant être rationnel, dans la mesure où ces termes ne sont pas synonymes.
      Enfin, je suis très heureux que ce texte vous ait interpellé, et j’espère vous revoir bientôt sur mon blog!

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      • Certes, foi et raison ne sont pas la même chose, mais elles sont compatibles. Je peux penser que Dieu existe puis croire en lui. Je peux également penser que Dieu existe puis ne pas croire en lui, de la même manière que je peux penser qu’un homme politique existe car je l’ai croisé ou vu à la télévision, sans pour autant croire en lui. On en vient à la distinction entre penser (raison) et avoir confiance (foi). Ainsi je peux être déiste et donc penser à l’existence de Dieu, sans pour autant croire en lui et rejeter toute Révélation ou textes sacrés. On peut citer : Voltaire ou Diderot. Ensuite je pourrai être théiste (révélation avec le cœur ou avec la raison) et on cite bien sûr Descartes, qui place Dieu comme pilier de la raison (même s’il s’est fait plumer par Kant avec sa Critique de la raison pure). Ou alors je peux être simplement croyant, ce qui est excellent pour le cœur et avoir une telle confiance que l’on devient Saint François. Mais aussi, je peux très bien combiner foi et raison, être un grand penseur et un grand homme de cœur. C’est évidemment à Saint Thomas D’Aquin (école aristotélicienne) et Saint Augustin (école platonicienne) que je fais référence (en plus, il y en a pour tous les goûts). « Chercher à prouver l’existence ou l’inexistence d’un dieu par la raison me paraît une absurdité » dis-tu ? Savais-tu que hormis la preuve ontologique de l’existence de Dieu, il y a la preuve par l’ordre, la preuve par la contingence et la preuve par le commencement ? Savais-tu que il n’y a rien de plus rationnel que l’idée de Dieu ? Savais-tu que la Trinité est plus cohérente qu’on ne le croit ? Des philosophes tels que Platon, Aristote, Anselme, Augustin, Thomas d’Aquin, Leibniz, etc, ont pensé que l’existence de Dieu était démontrable. Même aujourd’hui encore, des philosophes tels que Richard Swinburne, William Lane Craig, Robin Collins, continuent d’affirmer que l’existence de Dieu est démontrable. Les chrétiens eux-mêmes l’ont affirmé. L’Apôtre Paul, par exemple, disait que Dieu est rationnellement connaissable à travers la création (Romains 1.20) (même si Pascal n’avait pas tout à fait tord, effectivement être croyant c’est plus que penser que Dieu existe, mais c’est aussi et surtout le vivre avec le cœur). Mais face aux arguments rationnels qui leur sont présentés, les athées, tels que André Comte-Sponville ou Jean-Paul Sartre ou encore Bertrand Russell, ne trouvent parfois rien de mieux à dire que ces preuves sont peut-être un peu trop rationnelles, que la vérité est peut-être absurde. Et quand on lit Nietzsche, on ne voit que colère envers religion et non argument en faveur de l’inexistence de Dieu. Aujourd’hui, nous sommes dans le monde de l’absurde. Et si la vérité était irrationnelle ? Et si le mystère était la vérité ? Et si la vérité est qu’il n’y a pas de vérité ? Voilà comment les philosophes athées échappent aux démonstrations de Dieu. Alors, qui est le plus rationnel ? Est-ce celui qui affirme que l’univers est rationnel, que la vérité est rationnelle, et par conséquent en déduire que Dieu existe (de manière cosmologique, causale) et donc la foi en Dieu ? Ou est-ce celui qui affirme que l’univers est mystérieux, que tout est irrationnel, et en conclure à l’athéisme ?
        A lire : CLAVIER P., Dieu sans barbe (La Table ronde, 2002).
        (Dialogue entre deux personnages : athée et théo)

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      • Texte très intéressant et très intuitif. J’imagine pourtant ne pas vous offenser si je dis qu’il n’a ni queue ni tête.
        Votre pari – incroyablement audacieux – est de considérer Dieu non plus comme un être impersonnel, doté de l’aura dont nous l’avons drapé, mais bien comme une créature. Paradoxalement, cela se rapproche assez du mystère de Noël chez les chrétiens : Dieu ne reste plus dans sa tour d’ivoire mais vient rejoindre les hommes. La seule différence, c’est que Dieu est amour pour les chrétiens, tandis que, dans ce texte, Il subit seulement ce que les Hommes ont voulu qu’Il soit (« Dieu malgré lui » 😉 ?).
        Autrement, je ne relèverai pas les contradictions qui jalonnent le texte, puisqu’elles sont pleinement assumées.

        Je m’attarderai simplement sur le fait que vous dénonciez en Jésus un personnage irréel : le pensez-vous vraiment et, si oui, pourquoi ? Je suis convaincu (et persuadé) qu’il s’agit d’une personne réelle.

        Enfin, l’idée que la Science (sic) a pu vaincre la religion me semble encore absurde, puisque les preuves de l’inexistence ou de l’existence de Dieu sont toutes erronées (la preuve ontologique est des plus risibles).

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  5. La discussion m’inspire quelques brèves remarques.
    Je crois voir dans la pensée européenne 3 étapes liées au problème du monothéisme chrétien: 1. La domination de la croyance religieuse qui pose l’existence de Dieu, le sens de Dieu et la vérité des Ecritures; 2. A partir du 18e siècle (et la critique des Lumières) il ne reste plus que le sens de Dieu (car son existence devient un objet problématique et les Ecritures aussi). Mais Dieu fait encore sens, ce qu’Hugo appelle le déisme. 3. La critique radicale de la religion au 19e avec d’un côté les idéologies socialistes athées et d’un autre les philosophies de l’individualisme (et l’ébauche de l’existentialisme). Cette critique radicale est synthétisée par l’expression de Nietzsche: « dieu est mort ». Niet. veut dire que l’idée de Dieu ne fait plus sens, c’est l’achèvement de la critique du christianisme et des monothéismes. Non seulement, dieu n’existe pas, mais son idée ne donne plus de sens à l’humanité. Il faut trouver ailleurs le sens. Dans les idéologies politiques, l’humanité est divinisée (le communisme), et dans les idéologies libérales et libertaires l’individu est divinisé/déifié. Et le paradoxe est que finalement ces critiques de la religion empruntent quelque part une structure comparable en construisant des mythes, des dieux, des icônes, du sacré, etc.
    Nous autres philosophes du 21 e nous héritons de cette histoire de la pensée. Et à mon avis la question de DIeu, de son être et de son sens, est une question véritable que les athées comme les croyants ne posent pas véritablement dans la mesure où chacun part de sa croyance, de sa conviction (et je suis peut-être d’accord avec l’idée que l’athéisme est une croyance) sans jamais la critiquer. Il est bien plus facile de critiquer la conviction que l’on ne partage pas que la sienne propre, et cela est un travail philosophique que de tenter de remettre en cause ses propres conceptions.

    Amicalement

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  6. Je site:

    . Ainsi, « rationaliste » ou non, chercher à prouver l’existence ou l’inexistence d’un dieu par la raison me paraît une absurdité. D’où ce texte très littéraire et subjective, voire parfois absolument illogique. Mon travail a été d’avoir un « cœur intelligent »

    L’absurdité c’est de se prétendre philosophe en affirmant qu’il existe du sens sans pensé, une sorte d’abstraction rationnelle. Une objectivité dans la subjectivité qui traverserait l’homme s’imposant à lui comme une démonstration indéfinissable puisque dépourvue de forme. En réalité cette prétendue démonstration est une escroquerie, puisqu’elle est inintelligible et par conséquent n’existe pas. Ton texte nébuleux où les mots s’enchaînent n’à aucun sens en dehors de l’histoire fictive qu’il décrit. Un esprit simple pourrait le percevoir comme une belle allégorie remplie de métaphores, mais il n’y à en fait ni allégorie ni métaphores, même pas l’allégorie du vide spirituel. Ton texte est simplement dépourvu de sens en dehors de lui même, il est le commentaire d’un gosse prétentieux qui a le sentiment que Dieu n’existe pas et qui tente de l’exprimer en mots. Au début de ce texte tu dit « Dieu n’existe pas, je peut vous le prouver comme 2 et 2 font 4 », tu ne prouve rien, une preuve doit être intelligible, tu reconnais toi même que ton texte est « littéraire et subjectif », son contenu est par conséquent aussi étendu et multiple que de personnes en feront une interprétation. Il ne contient donc aucune vérité car le principe de vérité est qu’elle peut être reconnue comme semblable par tous. En conclusion je dirais que s’il est possible pour certains hommes de douter que Dieu existe ou de croire en son inexistante, nul homme censé ne peut douter de ceci: que c’est belle est bien ta « preuve de l’inexistence de Dieu » qui n’existe pas.

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  7. Texte très intéressant et très intuitif. J’imagine pourtant ne pas vous offenser si je dis qu’il n’a ni queue ni tête.
    Votre pari – incroyablement audacieux – est de considérer Dieu non plus comme un être impersonnel, doté de l’aura dont nous l’avons drapé, mais bien comme une créature. Paradoxalement, cela se rapproche assez du mystère de Noël chez les chrétiens : Dieu ne reste plus dans sa tour d’ivoire mais vient rejoindre les hommes. La seule différence, c’est que Dieu est amour pour les chrétiens, tandis que, dans ce texte, Il subit seulement ce que les Hommes ont voulu qu’Il soit (« Dieu malgré lui » 😉 ?).
    Autrement, je ne relèverai pas les contradictions qui jalonnent le texte, puisqu’elles sont pleinement assumées.

    Je m’attarderai simplement sur le fait que vous dénonciez en Jésus un personnage irréel : le pensez-vous vraiment et, si oui, pourquoi ? Je suis convaincu (et persuadé) qu’il s’agit d’une personne réelle.

    Enfin, l’idée que la Science (sic) a pu vaincre la religion me semble encore absurde, puisque les preuves de l’inexistence ou de l’existence de Dieu sont toutes erronées (la preuve ontologique est des plus risibles).

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    • Tout d’abord je tiens à vous remercier de votre lecture attentive, qui ne tombe pas dans le piège du texte, « bourré » volontairement de contradictions et d’approximations.
      Sur vos deux critiques :
      – L’existence de Jésus est une vraie question qu’il était amusant de traiter légèrement
      – Sur le science c’est une vraie question en effet: l’effet de style était, et vous l’avez très bien perçu, de tourner en dérision la science et la croyance, de les mettre dos-à-dos en reprenant avec ironie le « veni vidi vici ».

      A bientôt sur le blog!

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  8. Les dévots disent que puisqu’on ne peut prouver que Dieu n’existe pas pas c’est qu’il existe et les autres que puisqu’on ne peut prouver qu’il existe, c’est qu’il n’existe pas. Moi je dirai que le mot ‘Dieu ‘ne devrait même pas être dans le dictionnaire! et comme, a dit Diderot, Spinoza, Renan, ou moi, je ne sais plus: ‘Le blasphème des grands esprits est plus agréable à Dieu que la prière intéressée de l’homme vulgaire( le commun des mortels!)
    Si Dieu existait, cela se saurait!
    P.L

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