Le statut du prolétaire et ses conséquences sur la lutte des classes/Philosophie

Le statut du prolétaire et ses conséquences sur la lutte des classes | Bourgeois et prolétaire

MarxcgtDans son analyse du système capitaliste, Marx étudie de façon très approfondie les conditions de vie et de travail de la classe prolétaire, composée des ouvriers. Ce faisant, il se détourne quelque peu de sa volonté d’analyse purement économique pour entrer dans des considérations plus philosophiques. Dans l’étude de l’ouvrier, Marx révèle une seconde ontologie entièrement distincte de l’ontologie classique. La figure de l’ouvrier dans la pensée marxienne est très particulière, elle est constamment dissociée de toute notion d’individualité. Le prolétaire est, de plus, toujours associé à un combat, la lutte des classes. De telle façon qu’il ne semble exister que par cette lutte. C’est en fait par la définition du prolétaire que se comprennent les mécanismes propres à la lutte des classes. Il semble être la figure centrale de la lutte sur laquelle tout repose. Pourtant, la lutte ne s’effectue pas grâce à une classe seule, elle suppose toujours un adversaire. La lutte qu’effectue le prolétaire est tournée contre le système capitaliste. C’est pour cela que son étude dévoile tous les tenants et aboutissants du système en question. Ces deux notions de prolétaire et de lutte des classes semblent indissociables. La définition de chacune, dans les relations qu’elles entretiennent entre elles, permettra de comprendre en quoi la déshumanisation de l’ouvrier influe sur sa possibilité de lutter contre la bourgeoisie.

La lutte des classes, est définie par Marx comme incessante mais revêt un caractère particulier dans le capitalisme. Ceci du fait du statut de l’ouvrier, qui est à la fois bestialisé et mécanisé au sein de ce capitalisme. Ce statut pouvant peut-être l’empêcher de mener à bien la lutte. L’ouvrier ne paraissant pas aussi puissant que cela au sein de son conflit.

 

SortieUsine

Sortie d’usine, les frères Lumières


La Lutte des classes


La Constance de la lutte des classes

Les écrits de Marx s’ouvrent habituellement par un aphorisme, prenant la forme d’un constat sur leur époque, qui se pose comme la ligne directrice de l’ouvrage. Cet aphorisme permet d’évoquer immédiatement et de façon claire quel problème sera traité tout au long de l’œuvre. Le Manifeste du Parti Communiste n’y déroge pas et s’ouvre sur cette phrase : « l’Histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’Histoire de luttes de classes »¹. Si la lutte des classes est un des thèmes les plus importants dans la pensée de Marx, qui traverse tous ses écrits, c’est dans Le Manifeste du Parti Communiste qu’elle est particulièrement travaillée. Cette affirmation ouvrant Le Manifeste du Parti Communiste montre toute l’importance qu’il y a à penser la lutte des classes qui ne se restreint pas à un champ politique et historique donné mais qui transcende les époques, se plaçant comme un vecteur principal de l’Histoire. Si Marx traite de la lutte des classes ce n’est pas par un choix arbitraire mais parce qu’elle est une constante qui joue un rôle non-négligeable dans l’Histoire. L’héritage hégélien de Marx apparait inévitablement dans ce constat qui se rapproche très fortement de celui de La Raison dans l’Histoire : « l’Histoire n’est pas le terrain du bonheur ; car les périodes de bonheur sont pour l’Histoire des pages vides »². Marx semble ici vouloir préciser cette thèse en la contextualisant. Il ne s’agit plus de l’Histoire en tant qu’historiographie comme elle est développée chez Hegel mais de « l’Histoire de toute société », c’est-à-dire l’Histoire politique. Au sein de cette Histoire politique, le conflit perd également son caractère général et est explicitement désigné par le nom de lutte des classes. Il est visible que l’étude qui sera faite de la lutte des classes et son histoire ne sera pas une étude générale, voire abstraite. Au contraire, Marx n’aura de cesse d’analyser précisément la lutte des classes inhérente à son époque qui est celle entre bourgeois et prolétaires ; ceci malgré le caractère universel donné précédemment à la lutte des classes. L’importance de la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires viendrait donc du fait qu’elle n’est pas une lutte classique de l’Histoire mais en est une nouvelle forme.

La Particularité de la lutte entre bourgeois et prolétaires

Puisque « l’Histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’Histoire de luttes de classes », la lutte entre bourgeois et prolétaires n’advient pas ex-nihilo mais découle des luttes des classes antérieures. C’est la lutte des classes la précédent qui explique pourquoi et en quoi diffère par rapport aux autres la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires. Bien que la lutte des classes est constante, cela ne signifie pas qu’elle est un processus ne pouvant s’achever. Pour Marx, la lutte des classe peut finir, elle est d’ailleurs « une lutte qui finit toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société toute entière, soit par la disparition des deux classes en lutte »¹. Même si la lutte n’abolit pas forcément les deux classes en jeu, elle permet toujours d’effectuer une transformation, une réorganisation de la société. La lutte des classes semble être continuelle justement parce qu’elle ne cherche pas l’abolition des classes mais seulement la réorganisation. Comme si toute classe s’impliquant dans la lutte savait qu’il n’était pas possible de changer complètement de statut et décidait ainsi plutôt d’améliorer sa condition. Il semble en effet impossible de voir une inversion de classes. Le problème est que la société a toujours fonctionné à partir d’un système de classe, c’est pourquoi il n’est pas possible d’en sortir. Changer fondamentalement ou détruire une des classes c’est changer la société toute entière, ce qui est plus compliqué que de changer les choses au sein de sa classe. L’apparente impossibilité de changer l’ordre de la société dans son ensemble fait que chaque classe renonce à abolir l’autre dans la lutte.

Le deuxième cas, où l’on voit l’abolition des deux classes, est plus ambigu car il semble contredire le premier. Alors que le premier expliquait que l’abolition des classes en lutte n’était pas forcément l’aboutissement recherché, celui-ci l’affirme. Il ne s’agit plus de transformation mais d’abolition, ce qui octroie une puissance bien plus grande qu’avant à la lutte des classes. Il est finalement possible d’avoir un réel impact sur l’organisation globale de la société par la lutte. Seulement, l’achèvement de la lutte se fait dans la destruction mutuelle de chacune des classes. D’après ce qu’affirme Marx il n’est pas possible de voir la victoire complète d’une classe sur l’autre. Si elle veut aller au-delà de la simple transformation, la seule façon qu’a une classe pour triompher sur l’autre est le sacrifice. Tout en offrant une véritable puissance de changement à la lutte des classes, Marx empêche directement toute utilisation de cette puissance.

Cette impossibilité de destruction de la classe adverse se ressent d’autant plus dans la lutte entre bourgeois et prolétaires car Marx explique que « le caractère distinctif de notre époque, de l’époque de la bourgeoisie, est d’avoir simplifié les antagonismes de classes. La société entière se scinde de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes. »¹ Dans le cas précédent de la destruction mutuelle des classes en lutte, il était supposé que la lutte prenne place dans une société classique composée de plus de deux classes. La société capitaliste, elle, se scinde en deux vastes classes, la bourgeoisie et le prolétariat, il est dès lors impossible d’être amené à accomplir la destruction mutuelle qui serait la destruction de la société toute entière. Dans la société capitaliste il est seulement possible de transformer sa classe, plus de détruire l’autre par son sacrifice. La deuxième position qui n’était déjà pas la plus enviable est de toute façon rendue concrètement impossible.

La particularité de la société capitaliste de n’être scindée qu’en deux classes émane de la lutte qui en est l’origine qui n’était pas une lutte classique. Cette lutte est en un sens illégitime car elle a été menée par la bourgeoisie qui n’a fait qu’asseoir sa position, « La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes »¹. Le seul intérêt qui poussait la bourgeoisie à la révolution était l’augmentation du profit en parallèle à la révolution industrielle dans laquelle « la grande industrie moderne supplanta la manufacture; la classe moyenne industrielle céda la place aux millionnaires de l’industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes. »¹ Il est ici visible que la révolution bourgeoise ne fait que suivre le mouvement commencé par la révolution industrielle qui transforme les « manufactures » en « industries ». Ce sont les propriétaires de manufacture, représentant déjà la classe bourgeoise, qui ont véritablement bénéficié de ces changements. Ils en ont d’ailleurs profité au point de rejoindre la classe jusqu’alors très restreintes des millionnaires. condonfant ainsi toute les différentes classes de propriétaires en une seule, la bourgeoisie, et toutes les classes de travailleurs en une seule, le prolétaire. Avec l’industrialisation est apparu un fossé infranchissable entre deux classes là où se présentait avant d’autres classes intermédiaires. Il y avait par exemple dans le système féodal « des seigneurs, des vassaux, des maîtres, des compagnons, des serfs et, de plus, dans presque chacune de ces classes une nouvelle hiérarchie particulière »¹ là où il n’y a plus que bourgeois et prolétaires dans le capitalisme.

La lutte des classes entre bourgeois et prolétaire est originale car elle s’effectue entre deux classes qui, à elles seules, représentent la société dans son ensemble. Cette union de toutes les classes en deux pôles antagonistes est le fait de l’industrialisation qui a fait naitre d’un côté les capitalistes et de l’autre les prolétaires. La place du bourgeois n’a pas véritablement changée dans ce processus d’industrialisation, il est toujours le propriétaire de l’atelier, c’est-à-dire des moyens de production. Puisque la figure du bourgeois est restée inchangée, voire s’est intensifiée, la lutte n’a plus d’intérêt pour cette classe, à l’inverse de la classe des prolétaires qui s’est vue méprisée et dégradée. La lutte entre bourgeois et prolétaires est une lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, c’est donc entièrement dans la classe prolétaire qu’elle se joue.

Noble araignée, paysan mouche, Jacques Lagniet

Le Noble est l’araignée et le paisan la mouche, Jacques Lagniet


Le Statut de l’ouvrier


Le Besoin de lutte du prolétaire

Du fait des changements opérés dans sa classe suite à la révolution bourgeoise, le prolétaire se voit contraint de lutter pour retrouver sa position perdue. La bourgeoisie, dans sa volonté d’augmenter son capital au rythme de l’industrialisation a fait changer le statut du prolétaire, faisant de toutes les personnes en dehors de la classe bourgeoise des ouvriers de l’industrie. Lors de sa révolution « la bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités considérées jusqu’alors, avec un saint respect, comme vénérables. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, l’homme de science, elle en a fait des salariés à ses gages. »¹ Par là, Marx explique que la révolution bourgeoise fait de toutes les classes ne possédant pas de moyens de production, la classe prolétaire. Toutes les activités professionnelles, sans considération de leurs différentes valeurs et spécificités, ont été supprimées au profit de la création d’une nouvelle activité unique : celle de l’ouvrier. Cette activité étant l’une des plus déplorables à effectuer pour l’homme, dans la façon dont la révolution bourgeoise l’a pensé, elle ne parvient évidemment pas à compenser la perte de valeur des activités précédentes. Le prolétaire doit alors entamer une lutte pour améliorer sa condition, voire retrouver son ancienne position. Ce que recherche réellement le prolétariat dans la lutte c’est « reconquérir la position perdue de l’ouvrier du Moyen-Âge. »¹ Ce qui semble à première vue complètement absurde est que le retour au système féodal serait une amélioration des conditions de vie prolétaires. Ce retour au Moyen-Âge, littéralement, permettrait de faire ressurgir les anciennes professions désacralisées au profit de celle de l’ouvrier. La lutte prolétaire a un caractère particulier par cette volonté de retour en arrière au sein de l’industrialisation qui progresse sans arrêt.

Individu et ouvrier

Durant toute son œuvre, Marx sépare clairement l’individu et l’ouvrier. Ceci car il constate une déshumanisation complète de l’ouvrier qui ne peut plus être compris comme un individu libre. Adam Smith explique que c’est dans le système salarial que l’ouvrier perd toute humanité, sans pour autant qu’il s’en rende compte. Marx s’appuie sur cette thèse et en réutilise l’expression de « salariés » aux gages de la bourgeoisie. Derrière le système salarial qui semble rémunérer de façon proportionnelle et stable le travail accompli par l’ouvrier se cache un moyen d’asservissement. Le problème du salaire est son montant. Le capitaliste, par définition, vit du travail fourni par l’ouvrier, il ne peut donc le rémunérer à sa juste valeur. Si le capitaliste payait à l’ouvrier un salaire représentant la totalité du travail accompli chaque jour il ne pourrait y avoir production de sur-valeur. Or c’est justement cette sur-valeur qui permet au capitaliste de vivre et de faire fonctionner son industrie. Le système capitaliste repose sur une rémunération seulement partielle de l’ouvrier. Smith explique que « le salaire ordinaire est le plus bas qui soit compatible avec la simple humanité, c’est-à-dire avec une existence de bête. »¹ Le salaire a la puissance de mettre en place une déshumanisation de l’ouvrier car il fixe ses conditions de vie. Ces conditions étant fixées au minimum, permettant tout juste la survie de l’ouvrier et de sa famille. Marx insiste sur le fait que l’ouvrier survit, plutôt que vit, grâce à son salaire. Dans le salaire, l’ouvrier n’est pas compris comme individu mais comme espèce, le salaire est ce qui permet de perpétuer le taux d’ouvriers dont la bourgeoisie à besoin c’est-à-dire, « que la race des ouvriers ne s’éteigne pas »³. Selon les mots de Marx, « ce que l’ouvrier gagne au meilleur cas, comporte juste assez pour que de ses quatre enfants, deux soient condamnés à avoir faim et à mourir. »³ Ce constat montre que le salaire permet de mettre en place une régulation du nombre d’ouvriers qui ne sont pas considérés comme individus mais comme simple force de travail. Le salaire entraine une véritable bestialisation de l’ouvrier, pour Smith « Il va de soi que l’économie politique ne considère le prolétaire, c’est-à-dire celui qui, sans capital ni rente foncière, vit uniquement du travail et d’un travail unilatéral et abstrait, que comme ouvrier. […] Elle ne le considère pas dans le temps où il ne travaille pas, en tant qu’homme. »³

Tennisball

La Mécanisation de l’ouvrier

D’un côté, le salaire qui rémunère le travail effectué par l’ouvrier le bestialise. L’ouvrier n’est plus pris comme individu mais comme espèce. Marx le compare à un cheval qui doit seulement « gagner assez pour pouvoir travailler »³. De l’autre, c’est la nature elle-même du travail qui fait la condition de l’ouvrier. Par le travail qu’il effectue, l’ouvrier voit encore une fois sa condition rabaissée. Tout comme la révolution bourgeoise se fondait sur la révolution industrielle, la nature du travail de l’ouvrier y est fondamentalement liée. La révolution industrielle se définit par l’arrivée de nouveautés techniques telles que la machine à vapeur, elle est l’époque du développement de l’automatisation. Encore une fois, c’est l’ouvrier qui subit toutes les conséquences de l’automatisation dans l’industrie. Dans sa volonté constante d’augmentation de son capital, le capitaliste fonde une nouvelle forme de travail sur le modèle de l’automatisation : c’est le travail divisé. Cette division du travail sera le point décisif dans la condition de l’ouvrier. C’est précisément la division qui réduira l’ouvrier, non plus à une existence de bête, mais bien de machine. Smith explique clairement que « tandis que la division du travail augmente la force productive du travail, la richesse et le raffinement de la société, elle appauvrit l’ouvrier jusqu’à en faire une machine »³.

Le problème est que l’apparition de la machine entraine un nouveau rythme de travail et que ce rythme n’est évidemment pas celui de l’homme. Pour la première fois, la relation entre artisan et outil est inversée. Alors que l’artisan produisait des outils particuliers en fonction de ses besoins, l’ouvrier doit apprendre à travailler au rythme que la machine lui impose. Cette phrase de Marx : « l’ouvrier devient un simple accessoire de la machine, dont on n’exige que l’opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise »¹ montre bien le retournement opéré par la machine. L’ouvrier n’est pas l’artisan qui possède un art, un savoir-faire, mais de la main-d’œuvre qui n’a qu’à suivre le mode de production pensé pour être le plus rentable possible. L’ouvrier n’est pas un individu proposant ses connaissances et sa capacité de travail à ceux qui en ont besoin. Pour le capitaliste, il n’y a plus d’hommes, « il n’y a plus que des instruments de travail dont le coût varie suivant l’âge et le sexe. »¹ Là encore, l’ouvrier n’est plus considéré comme individu, le fait qu’il soit engagé ou non par le capitaliste ne dépend pas de sa personne propre mais du nombre d’ouvriers sur le marché, chaque ouvrier n’est pas compris pour lui-même mais en rapport à une certaine « masse [d’ouvriers] disséminée à travers le pays. »¹ Il est même possible d’aller plus loin que la bestialisation ou la mécanisation de l’ouvrier car étant donné que c’est l’ouvrier qui se règle sur la machine, c’est lui qui est l’outil de la machine et non la machine qui lui sert d’outil. En un sens, la machine industrielle lui est supérieure.

© Grégoire von Muckensturm


Notes :

¹ Manifeste du parti communiste, Karl Marx
² 
La philosophie de l’histoire, G.W.F. Hegel
³ Manuscrit de 1844, Karl Marx

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4 réflexions sur “Le statut du prolétaire et ses conséquences sur la lutte des classes | Bourgeois et prolétaire

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  2. Je m’interroge sur le rôle par les corps intermédiaires de la bourgeoisie que sont les cadres. La seconde moitié du XXe siècle a vu une différenciation croissante de la figure des directeurs, des managers, des ingénieurs de celle du stricte possesseur des moyens de production (qui tend à devenir celle de l’actionnaire). Sans doute existe-t-il une élite de cadres qui joue effectivement au sein des cercles des possédants, mais la plupart des autres se contentent d’aligner leurs valeurs sur celle d’une bourgeoisie avec qui elle n’a pas vraiment des intérêts communs. Eclater l’homogénéité de la classe bourgeoise ne serait-il pas un bon moyen de diminuer son influence?

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  3. En effet ce scindement de la classe bourgeoise n’est pas réellement envisagé par Marx. Mais la deuxième partie de ce cycle sur la lutte des classes éclairera la façon dont le capitaliste oppresse l’ouvrier ; le travail manuel en faisant partie, la classe des cadres se placerait plutôt du côté du bourgeois que du prolétaire.

    Par contre, tout en se rangeant avec la bourgeoisie cette classe de cadres, managers et surtout traders, peut constituer une menace pour le capitalisme. Le problème intrinsèque du capitalisme selon Marx est la volonté de faire de la sur-valeur sans apporter de travail sur la valeur première (comme dans l’achat-revente d’actions qui produit de la sur-valeur virtuelle). Cette sur-valeur étant créée artificiellement, il est nécessaire qu’elle finisse par s’effondrer si utilisée à trop grande échelle.
    Le soulèvement de la classe ouvrière n’est effectivement pas l’unique possibilité pour que la classe bourgeoise disparaisse.

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