Entretiens/Philosophie

Entretien avec Gérard Bensussan : « Le mode d’existence du capitalisme, c’est la révolution »

Gérard Bensussan

Gérard Bensussan

Gérard Bensussan est professeur de philosophie à l’Université de Strasbourg. Il est spécialiste de philosophie allemande (Kant, Heidegger, Nietzsche, Schelling) et de philosophie juive. Il est l’auteur d’une œuvre prolifique, notamment d’un Dictionnaire critique du marxisme (1982) et de Marx le sortant(2007). 


Quelle est aujourd’hui l’influence du marxisme dans les milieux universitaire, intellectuel et politique ?

Gérard Bensussan : On peut observer depuis quelques années une sorte de renouveau, de regain d’intérêt, comme un retour à Marx, au moins philosophique, au moins à l’Université – il a été au programme de l’agrégation cette année ! Beaucoup d’étudiants, de plus en plus en tout cas, travaillent sur Marx et le lisent avec curiosité et précision, alors qu’il y a eu une période d’une vingtaine d’années où ce n’était quasiment plus le cas. Durant cette relative traversée du désert, la « maison » Marx a été tenue par des marxistes adonnés à la lecture non plus de Marx mais, par exemple, de Spinoza. Ceci a assuré une pérennité, une transmission, et permis qu’aujourd’hui le travail sur Marx puisse reprendre ou se reconstituer à nouveaux frais, sur la question de l’aliénation, de la démocratie, de la sortie de la métaphysique, de l’écologie ou de la mondialisation.

Dictionnaire critique du marxisme, par Bensussan et Labica (PUF)

Dictionnaire critique du marxisme, par Bensussan et Labica (PUF)

Mais la question, celle que vous posez, est de savoir si ce renouveau théorique répond ou correspond à une reviviscence politique, culturelle, idéologique, à des questions vives ou à des attentes brûlantes. L’impossibilité « objective » où se trouve l’extrême-gauche de proposer de véritables alternatives politiques montre que la « traduction » de ce marxisme théorique en luttes et en conquêtes pratiques ne s’effectue nullement – tout simplement parce que l’extrême droite est à présent, en Europe et en France en particulier, l’opérateur politique, l’organisateur de masse de ces luttes, et qu’elle n’a aucun besoin du marxisme, évidemment. En d’autres termes, l’intérêt porté à la pensée de Marx ne signifie pas forcément que le marxisme dispose d’une influence sociale élargie, qu’il soit au cœur des luttes comme on disait jadis. L’exemple des États-Unis le montre bien. Les études marxistes y ont été relativement florissantes, à une époque où elles déclinaient en Europe, sans pour autant nourrir le moins du monde un mouvement peu ou prou communiste, une radicalité politique effective. C’est une vieille question, celle de ce qu’on appelait le  « marxisme de la chaire », du marxisme universitaire sans aboutissement révolutionnaire.

Il est donc requis d’avoir une vision contrastée de ce regain d’attention et de curiosité pour la pensée marxiste. Par elle-même, cette reviviscence atteste tout simplement, et il n’y a pas lieu de s’en étonner, de la richesse, de la profondeur et de la fécondité de la pensée de Marx. Mais ceci  se combine curieusement, c’est intéressant et symptomatique, avec une relative stérilité sur le plan de l’efficience politique, et même de « l’analyse concrète de situations concrètes ». Si la crise actuelle du monde capitaliste et l’ouverture de perspectives dites « altermondialistes » paraîssent fournir ou pouvoir fournir un stimulus extra-académique à ce nouveau départ de la pensée de Marx, il me semble que l’efficace propre en demeure plutôt limitée. C’est que nous avons tendance à oublier que « le capitalisme, c’est la crise ». Je me souviens d’une affiche du P.C.F. qui portait cet énoncé comme un mot d’ordre censé mobiliser les masses en appelant à sortir de la crise et donc à en finir avec le capitalisme. Mais il faut penser cet attendu au sens très précis où, pour le capitalisme, tant qu’il y a de la crise, il y a de la vie et de l’espoir ! Le capitalisme n’est vivant que dans et par les crises qui le scandent et le renouvellent par toutes les formes de restructuration, de réorganisation et de récupération qui s’ouvrent ainsi à lui, à chaque fois, dans des conjonctures très différentes. À chaque crise, les marxistes, en oubliant une partie des analyses du Manifeste du parti communiste, s’imaginent que c’est la « der des der », celle qui enfin va être fatale au capitalisme et entraîner son effondrement. Il n’en est rien évidemment – c’est à chaque fois une nouvelle occasion de repartir, de rebondir, de se réinventer. Je ne dis nullement que c’est une fatalité et que le capitalisme est éternel. C’est un mode de production dont on peut retracer, Marx le fait, la formation historique en analysant l’articulation qu’il produit entre le développement de la production, des forces productives, et les rapports de production, les formes d’appropriation sociale. Mais les crises ont fonctionné jusqu’à présent comme des catalyseurs, au sens chimique, au sens d‘une accélération des réactions et d’un réagencement des substances.

Et votre lien personnel avec Marx et le marxisme ?

Gérard Bensussan : Lycéen, je suis venu à Marx à la fois  par le militantisme, intensif, et la lecture des textes, fervente. C’est un parcours assez peu original pour les gens de ma génération. La diffusion du marxisme était alors impressionnante, dans l’Université, notamment dans les sciences humaines, ou plutôt structurales –  alors naissantes – mais aussi dans la société française de l’époque, dans la classe ouvrière, dans une certaine culture de masse, dans la détermination des pratiques politiques, dans l’inscription dans un mouvement communiste international puissant, malgré la scission entre Soviétiques et Chinois. Cette hégémonie politique et culturelle constitue une différence très notable avec la situation d’aujourd’hui, ce que je relevais il y a un instant et par où s’explique sûrement un ensemble de conditions, de situations. Un peu plus tard, j’ai écrit, avec Georges Labica, le Dictionnaire critique du marxisme, devenu un ouvrage de référence orienté selon un axe anti-hégélien, et évidemment très marqué par Althusser. Puis, je me suis éloigné du marxisme, lentement et par à-coups, ce qui a duré près d’une quinzaine d’années, l’effondrement du « socialisme réel », du camp soviétique, mettant, on comprend pourquoi, une sorte de point d’orgue à ce détachement continu et lent. Enfin, en 2007, j’ai publié Marx le sortant qui revient sur Marx, après les passages par Schelling, Levinas, Rosenzweig et Heidegger, sur toute cette histoire (fin du communisme compris), en m’efforçant d’en restituer les considérants proprement historiques : les sorties de Marx loin de la philosophie et ses rechutes dans une métaphysique redoutablement rusée. Marx le sortant représente  et thématise ma position actuelle sur cette pensée, ses richesses et ses limites. En revanche, le Dictionnaire est comme l’ouvrage d’un autre que moi, d’un autre moi en tout cas. Même s’il faut préciser, puisque que vous me demandez de retracer un parcours personnel, que le marxisme auquel j’ai très tôt et pour très longtemps adhéré fut d’emblée un marxisme de la crise, crise ouverte au sein même du mouvement communiste par sa sécession chinoise, crise qui emportait pour nous, à l’époque, une critique très véhémente des appareils, des bureaucraties, de l’embourgeoisement – que Mai 68 est venu exprimer et aviver, bien sûr.

Comment délivrer Marx du marxisme ?

"Marx le sortant", par Gérard Bensussan

« Marx le sortant », par Gérard Bensussan

Gérard Bensussan : Le peut-on ? Le faut-il ? Est-ce aujourd’hui une nécessité, une urgence ? Je ne sais pas. S’il me fallait répondre au simple « comment ? », sans préjuger de l’utilité de l’opération, je dirais évidemment : « en le lisant ». Il suffit d’entrer dans le texte de Marx pour comprendre la distorsion suggérée par votre question. Mais je me garderai de laisser penser qu’il y a d’un côté une grandeur, celle de Marx, et de l’autre un crétinisme épigonal, celui des marxistes qui se seraient fourvoyés par infidélité, ignorance ou intérêt. Dans Marx le sortant, j’ai tenté de faire une analyse spectrale de la tradition marxiste issue des multiples lectures et interprétations de la pensée marxienne, en posant ou reposant un certain nombre de questions sur la révolution, l’aliénation, le statut de la dialectique et le capital. Ces questions sont des questions erratiques comme le sont les « réponses » de Marx lui-même, peu soucieux d’en fournir une ontologie générale qui en autoriserait la relative unité – ce dont le marxisme sera toujours en quête, désespérément et jusqu’au bout, cette introuvable « conception du monde » matérialiste.

Je lis et je comprends Marx comme un « penseur en excès », c’est le sous-titre de Marx le sortant. Sur la révolution par exemple – question absolument cruciale à mes yeux, faute de quoi on écrase le marxisme jusqu’à en faire une « science », c’est-à-dire une simple sociologie du capitalisme ; Marx dit de la révolution prolétarienne, dans Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte, qu’elle devra « tirer sa poésie de l’avenir » et cette pensée de la révolution est hétérogène à sa conception politique ou historique. D’une certaine façon, les révolutions doivent être oublieuses des autres révolutions passées, un oubli au sens où l’entend Nietzsche lorsqu’il en fait une condition impérieuse de tout agir. Comme le suggère fortement Marx, il faut comprendre la révolution comme une « langue » qui doit être parlée pour être construite, comme une traduction engagée depuis une langue inédite, impossible. Agir, c’est traduire. Agir en révolutionnaire, c’est traduire depuis cette langue introuvable. Évidemment, il n’est pas facile d’en tirer une théorie politique substantielle. Sur ce point comme sur tous les autres, le marxisme, les marxismes, se sont efforcés de combler les béances, de colmater les brèches, de constituer une théorie relativement unifiée de ces écartements et de ces excès marxiens. « Vaste programme » ! Tâche improbable ! Mais le marxisme, c’est cela précisément : l’ensemble des efforts théoriques déployés pour combler les trous, les manques, qui séparent les massifs erratiques d’une pensée soucieuse avant tout de fournir une intelligence inouïe du mode de production qui régit nos existences sociales, historiques, personnelles peut-être aussi.

Régis Debray expliquait récemment dans l’OBS : « Nos connards d’antimarxistes professionnels ont ouvert la porte au pire. On a eu deux catastrophes silencieuses depuis trente ans : l’effacement du Parti communiste et celui de l’Église catholique […]. Parce que c’était tout de même deux encadrements qui permettaient l’intégration des marges et des immigrés et dont la seule présence donnait un peu de pudeur à la loi du fric et aux bourgeois déculturés […]. Quand vous étiez paumé en banlieue en 1950, vous vous disiez : bon, je vais voter communiste, dans vingt ans on sera au pouvoir. Aujourd’hui, qu’est-ce que vous pouvez vous dire ? Chacun pour soi, comme dans un naufrage. Avec son business, ou avec son petit réseau de cinglés. Ou les deux ensemble. » Rejoignez-vous son analyse ?

Régis Debray

Régis Debray

Gérard Bensussan : Non, très clairement non. Mais j’en comprends très bien les motifs et le sens. Il y a dans ce point de vue une sorte de contradiction performative très remarquable. Mais Marx avait déjà pointé le double caractère réactionnaire et utopique à la fois de ce « socialisme féodal », si je me souviens bien du Manifeste. Le constat de Debray n’est pas contestable et il se rapporte à une période qui fut précisément celle où, lycéen, j’adhérais au P.C.F., lequel constituait alors une formidable machine culturelle et politique d’intégration dont les mérites, comme ceux de l’Église catholique sans doute, et peut-être aussi du gaullisme des débuts de la Vème République, ont été effectifs. Des générations entières d’immigrés, juifs de l’Est d’abord, maghrébins ensuite, ont été acculturés selon un rythme et une efficacité qui n’auraient jamais été possibles sans le Parti communiste. Je peux  du coup comprendre et, jusqu’à un certain point, partager la nostalgie de Debray – surtout si l’on songe à l’hégémonie de l’islamisme aujourd’hui, au déclin des discours sur l’égalité, au péril dit communautariste, etc. Mais ces procès d’acculturation et d’intégration l’ont été aussi bien à la société de consommation de masse, aux modes de vie portés par la production de besoins dont la solvabilité devait être organisée à des vitesses accélérées. Il n’y a certainement pas lieu de le déplorer, ce fut en effet la condition d’intégration de générations entières et successives à la République, comme on dit aujourd’hui, c’est-à-dire à la France « réellement existante ». Mais du coup on voit bien que l’Église ou le Parti communiste français furent de formidables « appareils idéologiques d’État » pour utiliser un concept althussérien précis et rigoureux, c’est-à-dire des instances ou des institutions permettant de reproduire, d’élargir, de réorganiser si nécessaire les conditions de l’accroissement du capital, de l’exploitation de la force de travail, de la sujétion aux représentations dominantes, etc. Le Parti communiste, agent et porteur des espoirs révolutionnaires, et en même temps appareil idéologique suppléant l’État dans ses fonctions de production et de reproduction des rapports de production. Ce paradoxe est au cœur de la situation évoquée avec candeur et regret par Debray. Il fut le stimulus principal de Mai 68 tout entier tendu vers la destruction de la connivence entre l’État gaulliste et l’appareil politique et syndical du P.C.F.

Par où l’on revient à ce que je disais au début et que Debray et d’autres ne prennent jamais en compte, ou jamais suffisamment : la bourgeoise, comme dit Marx dans le Manifeste, ne peut exister sans révolutionner constamment l’ensemble des rapports sociaux – et, à cet égard, le P.C.F. a été l’agent, avec d’autres appareils, de l’amortissement de ce révolutionnement. Le capitalisme « volatilise » tout ce qui a consistance, stabilité, apparence durable, les valeurs, les idées – il se tient dans « le constant ébranlement de tout le système social », je cite encore. Faut-il alors regretter l’époque de la sentimentalité avant qu’elle ne soit noyée dans les eaux glacées du calcul égoïste ? On le peut et il est même inévitable qu’on soit en quête d’un retour aux valeurs, au respect, à la dignité, comme c’est le cas aujourd’hui semble-t-il. Mais la leçon de Marx, qu’on peut contester, c’est que ce retour, s’il était seulement possible, ne serait qu’une illusion funeste car lesdites valeurs n’étaient rien d’autre que « le masque d’une exploitation féroce, oubliée sous les pavés d’une mémoire trompeuse qui enrobe toute l’époque sous un voile de sentimentalité nostalgique » – encore Marx. Je ne peux que renvoyer vos lecteurs à ces passages du Manifeste dont relève manifestement (!) le cas Debray.

On associe régulièrement le marxisme à la gauche, ou plutôt à l’extrême gauche. Peut-on penser un marxisme « de droite » (à l’image du cas de Zemmour) ?

Gérard Bensussan : Un marxisme, non, je vais vous dire pourquoi. Mais des formes de « socialisme » oui. Je viens de les évoquer, avec les références au  Manifeste : un socialisme « féodal », celui de la nostalgie du précapitalisme, un socialisme « petit-bourgeois », celui des corporations pour l’industrie et du régime patriarcal pour l’agriculture. Les extrêmes droites européennes des années 20 et 30 ont voulu se réapproprier, sous régime « national », les intentions collectives du « socialisme ». C’est même ce qui caractérise essentiellement leurs perspectives politiques, celles du fascisme ou du nazisme. S’agissant du marxisme, celui de Marx autant que celui de ses successeurs, il se range clairement à gauche pour utiliser des notions qui ne sont pas tout à fait adéquates à ce que j’essaie de décrire – mais pour répondre quand même à votre question. Ceci en raison de son insécable noyau « progressiste » et de sa vision cumulative du progrès, par la main invisible ou le poing dressé, ce qui l’associe d’ailleurs sous bien des aspects au libéralisme, celui de Tocqueville ou de Constant. Mais il y eut aussi, au XXème siècle, un marxisme antiprogressiste, je songe en particulier à Benjamin ou même à Bloch qu’on ne peut pas davantage placer « à droite » ; il est au contraire souvent dans la surenchère de gauche sur la gauche progressiste traditionnelle.

Cela montre l’instabilité théorique du marxisme dont je parlais tout à l’heure. Et aussi l’importance du lien, nécessaire ou non, c’est l’intérêt de votre question, de la pensée de Marx aux différentes formes de socialisme qui ont marqué l’histoire politique de l’Europe et du monde.

Vous avez connu une controverse violente avec Alain Badiou cet été. Quel en était l’objet ? Y-a-t-il un nouvel antisémitisme d’extrême gauche ?

Alain Badiou

Alain Badiou

Gérard Bensussan : Oui, mais il n’est nullement nouveau. Les socialismes dont je vous parlais il y a un instant ont, dans leurs versions françaises variées, de Fourier à Proudhon, presque toujours été antisémites, et de façon extrêmement violente, exterminationnistes. Ce qui m’a fait prendre la plume l’été dernier dans Libération, ce n’est pas Badiou, ce sont les manifestations de janvier, « Jour de colère », puis quelques mois plus tard celles en faveur des Palestiniens de Gaza, où l’on a pu entendre « Mort aux Juifs » ou encore « Juif dehors la France n’est pas à toi », où des synagogues ont été attaquées, des commerces saccagés, ailleurs en Europe aussi. J’ai donc réagi en soulignant surtout que ce « nouvel » antisémitisme renouait avec une vieille tradition anarcho-socialiste.  Je précise que « nouveau », l’antisémitisme l’est toujours, il est « éternellement nouveau » disait Lénine. Je n’ai mentionné Circonstances 3de Badiou, dans cet article de Libé, que comme un moment, comme un symptôme d’un processus de renversement qui consistait à mettre le judaïsme, le nom de juif, du côté du nazisme, à en faire le signifiant-maître d’un nouveau racisme, à légitimer la logique diabolique du retournement d’une figure de pensée et, de proche en proche, à invalider le signifiant juif, le génocide lui-même. La véhémence de la réaction de Badiou tient à mon avis d’une part à ce qu’il a cru lire dans mon texte, soit une accusation d’antisémitisme – que je n’ai pas portée, Badiou n’est pas un antisémite, et sa protestation est sincère. Mais  il est la belle âme confite dans ses certitudes et sa bonne conscience, il ne voit pas ce qu’il autorise, ce qu’il recouvre par ses propos, il ne pense pas ce qu’il fait. D’autre part, la violence de sa réaction s‘explique sans doute aussi par ce que je suis, par mes provenances marxistes, de gauche en tout cas – ce qui est pour lui beaucoup plus inconfortable que d’avoir affaire à tel penseur conservateur ou tel opposant politique dûment qualifié. En tout état de cause, les deux textes que j’ai publiés dans Libération portaient sur cet antisémitisme d’extrême gauche, pour dire la chose de façon un peu sommaire, et les graves questions, les lourdes préoccupations politiques qui s’y rattachent, et pas sur Badiou… Mais les écrits ont leur destin et leurs voies qui ne sont pas forcément celles qu’on veut ou qu’on croit.

Propos recueillis par Jonathan Daudey
à Strasbourg, novembre 2015

 

Les articles de la controverse Bensussan/Badiou

L’extrême droite en a rêvé, l’extrême gauche l’a fait, Gérard Bensussan http://www.liberation.fr/politiques/2014/07/22/l-extreme-droite-en-a-reve-l-extreme-gauche-l-a-fait_1068401

La gifle de Badiou à la rhétorique de Bensussan, Alain Badiou http://www.liberation.fr/societe/2014/08/11/la-gifle-de-badiou-a-la-rhetorique-de-bensussan_1079119

Misère du badiousisme politique, Gérard Bensussan http://www.liberation.fr/societe/2014/08/19/misere-du-badiousisme-politique_1083210

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2 réflexions sur “Entretien avec Gérard Bensussan : « Le mode d’existence du capitalisme, c’est la révolution »

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